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Les choses sérieuses !
Voyons à présent le cadrage.
Comme en photo ou en expression cinématographique,
sur une image, le cadrage a exactement la même importance.
Il ne s’agit pas du centrage d’un sujet avec un simple entourage.
Non il faut disons
« Habiller Les côtés ».
Deux arbres encadrent l’arbre central envahi par le lierre.
La verticalité des arbres est mise en valeur par le sol
qui horizontalement donne un rythme à la circulation verticale des formes.
Souvenez-vous mon conseil pour exécuter vos morceaux de vase de Soisson :
Observer ce qu’il y a au centre et positionner la forme dans le format.
PAUSE
Tracez les contours du tronc.
Regarder le lierre qui attaque ce tronc par la face sud.
La dernière feuille arrive aux environ immédiat du centre de l’image.
Reprenez votre crayon et votre gomme, un format 24X32.
Si le crayon est gras travaillez léger ou prenez plutôt un
2H
pour positionner les éléments.
En premier, taillez-le !

Et conservez le produit de la taille pour plus tard.
Et Allez-y positionner cette feuille de lierre !
Voila un début !
Rajoutez un début de branche et vous avez déjà une œuvre plastique.
Le sujet a l’air simple du fait de ces lignes évidentes.
Il est en fait extrêmement complexe, à cause de la végétation,
des matières minuscules qui composent le sol. Il faut ruser.
Employer des papiers des chiffons.
Jeter sur un lit d’eau, les extraits de mines de crayons,
à l’aide d’un petit cornet de papier que vous aurez confectionné.
Aucune ruse n’est interdite en Arts Plastiques.
Bien au contraire.
Seul le résultat compte.
Mais nous verrons cela plus tard.
Vous avez commencé cette image, alors, il faut la finir.
PAUSE
De la même manière que vous avez positionné la feuille, positionnez les arbres sur les côtés.
Puis leurs branches.
Les arbres du fond.
Observez le haut de la bande ensoleillée sur la gauche :
Elle est presque au milieu en bas sur le côté.
Faites un trait léger jusqu’au tronc central.
La base des trois troncs sur la gauche, forme un triangle assez régulier.
A un septième de la longueur à gauche prend place une large tache ensoleillée sur le sol.
Positionnez la base des 3 troncs et la tache.
PAUSE
Remarquez ! Ceci est au milieu, cela à un tiers de la hauteur.
Ces éléments forment une figure géométrique.
Voila la base du langage des artistes. La poésie est sur un autre plan.
Positionnez les lignes qui rythment le sol.
Pour poursuivre votre dessin :
Il faut observer les matières, les masses colorées..
Les plus claires pour commencer.
Elles forment des masses presque blanches sur la photo.
Beaucoup de blanc en haut et cette bande horizontale au centre.
Puis quelques taches ensoleillées sur le sol.
Délimitez-les vaguement et légèrement, pour ne pas les souiller.
Et travaillez très légèrement toujours avec un 2 H.
PAUSE
Les pauses sont destinées à faire retomber la tension.
Leurs fréquences sont à l’appréciation de chacun.
Prenez un café, un thé ou un rafraîchissement…
Un jus de raisin si vous en avez marre des jus d’ananas.
Intéressez-vous au tronc.
Le bois est composé d’une écorce plutôt grise, sans aspérités excessives.
Avec de-ci, de-là des micros taches grises foncées et blanches.
Grisez votre tronc légèrement…
Positionnez les micros taches grises foncées.
Et pour les blanches ?
Utilisez votre gomme et votre crayon très légèrement.
Recommencez une quarantaine de fois ces minuscules irrégularités.
Comptez-les.
Observer beaucoup ou vous allez les poser.
Appliquez-les chacune avec leurs spécificités.
Procédez ainsi jusqu’a la dernière.
Positionnez dès à présent,
le reste des feuilles de lierre grimpantes sur le tronc.
Liez-les avec les branches de lierre, tout léger sur le crayon.
Observez…
Nous n’observons jamais assez.
Votre dessin doit commencer à prendre forme.
Et le plaisir de faire grandissant.
PAUSE
Alors terminez votre dessin.
Revenez sur les zones que vous avez laissez en suspend.
Vous avez taillé votre crayon plusieurs fois.

Et vous avez conservé le produit.
Enlevez les épluchures de bois
et disposez les grains de graphite dans un petit cornet de papier.
Avec un pinceau, humidifiez le bas de l’image et avant qu’elle ne sèche,
et saupoudrez votre graphite sur la surface humide.
Evitez les taches de soleil.
Ne touchez plus à rien !
Laissez sécher avant de continuer.
Soufflez pour faire partir le surplus.
Une fois sec, revenez au crayon. Jouez avec du 2B et du 3B.
Il y a des micro-branches sur le sol.
Des herbes à travailler en légèreté et en finesse.
Enfin les feuillages des arbres.
Soignez le tour du format.
Pour ces dernières parties,
si le résultat recherché est le plus proche de la réalité,
autant prendre un appareil photo.
C’est là qu’il faut se donner le droit à l’erreur.
Nous ne sommes que des copieurs de la nature.
Et s’il y a création, elle est autre,
et à chaque œuvre, à chaque instant,
la nature est elle-même enrichie de nouveaux mondes.
Votre dessin se termine.
Gardez-le sous l’œil pendant quelques temps, pour le peaufiner.
Un peu de 6B de-ci de-là.
Prenez garde à savoir vous arrêter.
Evitez plus que jamais de toucher votre dessin,
car il est très chargé en matière et vous risquez de le tacher.
PAUSE
Ceci peut être un vrai sujet.
Mais il reste assez anecdotique.